Le Pont du Diable: Retrouvez la chronologie du texte

Exercice de mise en relation

Marché conclu et, la nuit venue, le diable, armé d'un grand marteau, se mit au travail. Aux premières lueurs de l'aube seuls quelques blocs manquaient encore lorsque le meunier s'approcha, chargé d'un sac. Le diable se réjouissait déjà, lorsque le meunier s'arrêta et ouvrit le sac. Il en jaillit un chat qui en quelques bonds eut franchi le pont ! Il faut croire que les animaux avaient une âme.


Aussi fut-il heureux le jour où le diable, qu'il avait invoqué en pestant, lui proposa un marché : "Tu veux un pont. Demain tu pourras traverser la rivière, mais à une condition : que la première âme qui emprunte ce pont m'appartienne !"


Selon la légende, il existait autrefois sur la rive, côté Plouguerneau, un petit moulin qui approvisionnait en farine les habitants des environs mais aussi ceux de Lannilis, de l'autre côté de la rivière. Pour desservir ses derniers clients, le meunier devait accomplir un long détour qui l'obligeait à emprunter, souvent lourdement chargé, des pentes abruptes.


Le diable furieux d'avoir été joué, lança de dépit son marteau qui se ficha en terre et prit la forme d'une croix en granit, à laquelle manque un croisillon à l'extrémité supérieure. Une telle croix existe encore côté Lannilis.


Le pont du Diable ou pont Krac'h, qui relie Plouguerneau et Lannilis, est un très ancien pont au-dessus de l'aber Wrac'h. Il aurait entre 1.000 et 2.000 ans. Construit à une époque où le niveau de la mer était plus bas, il est ennoyé à chaque marée.